Eine Milliarde Franken, oder darfs noch etwas mehr sein? Zurzeit stehen in der Schweiz gleich mehrere Kraftwerkprojekte an. Eine richtige Euphorie scheint bei den grossen Energieunternehmen ausgebrochen zu sein. Diese bauen nach 20 Jahren des Abwartens wieder neue Grosskraftwerke. Steigende Energiepreise und ein sich abzeichnender Engpass machen diese Projekte möglich.
An der Jubiläumstagung der Energietechnischen Gesellschaft ETG von Electrosuisse im September wurden gleich mehrere Projekte vorgestellt: von der Erhöhung des Staudammes auf dem Grimsel über das neue Pumpspeicherwerk am Nant de Drance bis zu den Gaskraftwerken in Chavalon und Cornaux. Eines haben die Projekte gemeinsam: Nicht die Technik scheint das grösste Risiko zu sein, sondern die Einsprachen von Umweltverbänden. Schwall- und Sunkwasser sowie eine mögliche CO2-Abgabe für die Gaskraftwerke sind die Risiken, die ein Projekt stoppen könnten. Deshalb wurden die Umweltverbände und weitere Interessensvertreter bei allen präsentierten Neubauten gleich zu Beginn involviert.
Die grosse Nachfrage nach neuen Anlagen treibt deren Preis in die Höhe. Noch schlimmer scheint aber, dass es kaum mehr genügend Ingenieurbüros gibt, die einen Staudamm oder ein Gaskraftwerk planen können. So hofft Alfred Rufer, Professor an der EPFL, dass die Aufbruchstimmung in der Energiebranche die Studenten der Hochschulen motiviert, sich in diesem Bereich auszubilden.
An der gut besuchten Tagung gratulierte Wolfgang Schröppel, Präsident der ETG Deutschland, der Schweizer Fachgesellschaft zu ihrem 20-jährigen Jubiläum. Zudem zeigte er verschiedene Szenarien auf, wie Deutschland die Energie in Hinblick auf das Kyoto-Protokoll produzieren könnte – mit oder ohne Atomstrom, mit mehr oder weniger erneuerbaren Energien. Konkret geplant seien in Deutschland – im Gegensatz zu den Vorhaben der Regierung – vor allem Kohlekraftwerke. (gus)
Un millard de francs, ou vous en prendriez même un peu plus? Plusieurs projets de centrales sont actuellement en préparation en Suisse. Les entreprises électriques semblent prises d'une euphorie certaine. Après 20 ans d'attente, ils entreprennent à nouveau la construction de grands projets. Ce sont les prix pour l'énergie prenant l'ascenseur tout comme la pénurie de courant annoncée qui facilitent cette reprise d'activités.
Lors de la récente journée de jubilée de l'ETG en septembre, plusieurs de ces projets ont été présentés, allant de la surélévation du barrage au Grimsel, en passant par l'usine de pompage-turbinage de Nant-de-Drance, jusqu'aux centrales à cycle combiné au gaz naturel de Chavalon et Cornaux. Mais le dénominateur commun à tous ces projets reste: le facteur risque ne réside probablement pas dans la technologie mais plutôt dans le droit de recours des associations environnementales. La problématique des lâchers d'eau ainsi que de possibles redevances sur le CO2 pour les centrales au gaz sont des facteurs susceptibles de stopper un projet. Ainsi, les représentants des associations environnementales et autres groupements d'intérêts ont été impliqués dès le début dans les travaux de préparation de tous les projets présentés.
Mais la forte demande pour de nouvelles installations fait monter le prix de celles-ci. Le fait que le nombre des bureaux d'ingénieurs capables de mener la planification d'un barrage ou d'une centrale au gaz décroit apparemment, est toutefois plus inquiétant. Ainsi Alfred Rufer, professeur à l'EPFL, espère bien que l'ambiance de renouveau dans la branche énergétique se transmette aux étudiants afin que ceux-ci soient motivés à choisir les filières correspondantes.
De plus, l'occasion se présentait de jeter un regard par dessus les frontières. Le président de l'ETG en Allemagne a pu transmettre les félicitations de la société soeur pour les 20 ans devant un public nombreux. Wolfgang Schröppel a ensuite montré quelques scénarios discutés en Allemagne montrant comment ce pays pourrait produire son énergie en vue du respect du protocole de Kyoto - avec ou sans énergie nucléaire, avec plus ou moins d'énergies renouvelables. Même si les plans concrètement discutés en Allemagne prévoient, au contraire de la planification du gouvernement, avant tout des centrales au charbon. (gus)